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 veyleenia ♣ i found myself in wonderland.

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M. Veyleenia Edelweiss

    ADMINISTRATRICE ♠
    ni saine, ni fréquentable.

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Messages : 609
Date d'inscription : 03/03/2010
Crédits : ©.lollipops.
Études : Étudiante en psychologie.
Age : 23 ans.

Fiche du patient.
♥ Folie: Psychose maniaco-dépressive (Bipolarité)
♥ Relationship:


MessageSujet: veyleenia ♣ i found myself in wonderland.   Ven 14 Jan - 5:42



muse veyleenia edelweiss

    leighton meester @ dodixe



Bonjour, je me présente MUSE VEYLEENIA EDELWEISS, j'ai 23 ANS et je suis né(e) à HAMBOURG EN ALLEMAGNE le 31 DÉCEMBRE 1887. Je suis HÉTÉROSEXUELLE et EN COUPLE. On me décrit comme quelque de SOURIANTE, FROIDE, ENGAGÉE, DÉSENGAGÉE, MARGINALE, INDÉPENDANTE, IMPRÉVISIBLE ET DISTANTE. Je fait parti de ELECTRIC SHOCK.





F I R S T
We're all crazy and the only difference between patients and their therapists is the therapists haven't been caught yet

Ni saine, ni contrôlable . Dure, froide et efficace . Catastrophique, déterminée et impatiente . Marginale, excentrique et impulsive . Ne pourrait jamais survivre sans son café matinal . A toujours eu une grande phobie des clowns . Classe machinalement presque tout par couleur . Grande gueule . Ne parle jamais de ses erreurs passées . Possède un tatouage, marque de ses années folles . Endurcie par les épreuves . Devient agressive lorsqu'on entre dans sa bulle . Possède une haine profonde envers les hypocrites . Rancunière, elle pardonne difficilement . Impulsive, elle contrôle difficilement sa bipolarité . Peut donc vous crier dessus sans aucune raison valable et la minute après être douce . Se rends compte de tous les mots blessants qu'elle dit mais ne les contrôlent pas . Imprévisible, elle est dure à comprendre . croit que consommer fréquemment de la drogue calme ses esprits . n'a jamais cru en l'amour et est une indépendante affective . est en couple, mais trompe régulièrement son copain, qui fait la même chose de son côté . vne croit pas qu'un jour elle réussira à guérir de sa maladie . a des sautes d'humeurs et se considère elle-même comme une folle bonne pour l'asile . ne sait pas si elle désire réellement guérir, car elle croit que cela fait partie de sa personnalité . est chiante et n'est pas là pour se faire des amis . est totalement indépendante et n'a besoin de rien ni de personne . est complètement et définitivement marginale : n'aime pas être comme tout le monde et fait tout pour montrer sa différence .


F I N A L L Y
Insane people are always sure that they are fine. It is only the sane people who are willing to admit that they are crazy


Bonjour à vous mes coco's ! Banjo
Vous pouvez m'appeller agent 007, madame Pillsbury ou James Bond. Ahaha! Allez-y au grès de votre imagination. Dans l'intimité, on m'apelle même Veysuperstar?! Sky is the limite! Mais bon, mon pseudo le plus connu est Louna. Comme vous le constater, je suis administratrice de ce petit bijou! J'ai 20 ans et je viens de Québec City. Donc, même s'il est tard chez vous, il ne l'est probablement pas chez moi donc vous pouvez me parler sans problème! Sur ce, je vous laisse vous amuser. Manger



_________________
CITY AND COLOUR - BODY IN A BOX. So please don't come to me on my dying day, Just let me go in peace. With all the things that I forgot to say, Racing through my mind. And don't you bury me six feet under ground, Just burn my body in a box. And let my ashes blow with the wind, Out into the night sky.


Dernière édition par M. Veyleenia Edelweiss le Ven 14 Jan - 5:53, édité 2 fois
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M. Veyleenia Edelweiss

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MessageSujet: Re: veyleenia ♣ i found myself in wonderland.   Ven 14 Jan - 5:43


A F T E R
It's great to be young and insane.


PROLOGUE; LA VIE A TOUJOURS UN SENS.
Ma vie aurait très bien pu être saine et contrôlable, comme la majorité des individus de notre époque. Malgré tout, j’avais toujours été l’unique, la différente, l’excentrique. Ce rôle m’avait suivit au fil des années et m’avait donné un certain pouvoir dont j’aimais bien abuser. Je me suis d’ailleurs rendue à l’évidence que malgré tous mes efforts, je ne pourrai jamais être comme tous les autres. J’allais toujours avoir ce petit quelque chose en moi qui déplaisait, qui faisait grincer des dents. Je n’ai jamais été facilement compréhensible, j’en suis tout à fait consciente. Malgré tout, je garde tout de même en réserve ce petit espoir caché d’une vie plus paisible. En fait, mon côté narcissique me donne cette impression que le destin me prédestinait à quelque chose de grand, quelque chose d’adorablement irrésistible. Je savais depuis longtemps qui j’étais, ce qui en déstabilisait plus d’une. J’ai cru remarqué avec mes années d’expériences en observation que les femmes ont toujours eu cette fascination pour ce qui attrait à la normalité. Alors qu’elles se battaient pour avoir une relation stable, tout en recherchant l’homme idéal, moi je me battais tout simplement pour rester moi-même. Je crois que c’est ce qui fait la grande différence entre moi et les personnes que je considère comme étant normales. Il faut dire qu’il est plutôt difficile d’être excentrique dans un monde comme le mien, mais j’y arrive tant bien que mal. Il faut que je vous explique pour que vous compreniez un peu ma vie.

CHAPITRE 1; IL FAUT UN DÉBUT À TOUT.
Ma bipolarité a été constatée à un très bas âge alors que je me battais entre deux personnalités tout autant différentes l’une que l’autre. D’un côté, j’étais la méchanceté incarnée, et de l’autre je ressemblais à un petit enfant que l’on devait sauver. C’en était trop pour ma famille et trop pour ma pauvre mère qui me donna tout de suite en pâturage dans un orphelinat.

31 Décembre 1989 - Allemagne
« - Poussez madame, Poussez ! »

Un cri de douleur retentit dans la pièce. Katherina Sarkotsky, ma mère, avait le goût d’étrangler ces pauvres imbéciles de docteurs qui lui disaient de pousser. Elle poussait, le plus fort qu’elle pouvait, alors il ne fallait pas lui en demander plus. Gardant tout de même ses commentaires désobligeants pour elle-même et qui de toute façon n’auraient mené à rien, Katherina sentit que son calvaire s’achèverait bientôt. En son fort intérieur, elle murmurait quelques mots à son enfant qui allait naître. C’était plutôt du genre «Si tu ne sors pas tout de suite, je jure que je vais m’ouvrir le ventre» plutôt que d’un genre maternelle et protecteur, mais elle désirait plus que tout que ce calvaire prenne enfin fin. Elle ne se doutait pas de ce qui allait se passer par la suite et qu’elle ressentirait des sentiments si profonds pour une personne. La chair de sa chair. Cependant, elle ne se doutait pas non plus que les épreuves de la vie allaient la pousser à commettre un acte qu’elle regrettera toute sa vie. Poussant une dernière fois, elle sentit la tête du petit bébé se retrouver à l’air libre. Du coup, elle s’évanouit, dû à un trop plein d’émotions.

« - C’est une fille madame. »

Souriant, elle prit ce petit être dans ses bras. À ce moment, elle se jura de tout faire pour protéger son enfant, encore si fragile. Que peut importe ce qu’il se passerait, elle serait présente pour cet enfant et donnera son cœur et son âme à la rendre heureuse. Sa petite fille dormait dans ses bras, rassurée par la chaleur réconfortante de sa mère. Veyleenia Lenis Sarkotsky. Ce serait son nom, là et pour toujours. Elle sentit son cœur se remplir de bonheur et de fierté. Elle était si belle, la plus belle des petites filles. Bien entendu, son jugement était influencé par son rôle de mère, mais c’était ce qu’elle ressentait. Elle savait que les prochaines années seraient difficiles et que Veyleenia grandirait sans père, mais elle savait aussi qu’elle s’en occuperait bien et que tout irait très bien. Elle fit une promesse ce jour là, la promesse de toujours s’occuper de sa fille ainsi que d’en prendre soin. Cependant, comme tous les autres, elle ne tenu pas sa promesse …

18 Octobre 1996 - Allemagne
« - Si tu ne me donnes pas ce ballon tout de suite, je te jure que tu vas avoir mal. »

C’était la voix d’une petite fille, à l’apparence si fragile et calme mais qui au contraire, avait déjà un très grand caractère, moi bien entendu. Étant jeune, et même encore aujourd’hui, je n’ai jamais voulu qu’on me protège, j’en étais bien capable toute seule. Mon caractère plutôt explosif m’avait valut plusieurs bagarres ainsi que plusieurs rencontres au bureau du proviseur. Malgré tout, j’avais le sentiment d’être respectée de tous et ces derniers savaient très bien qu’il ne fallait pas me provoquer, sous peine de bagarre générale. Garçon manqué lors de mon enfance, je n’avais jamais apprécié la compagnie des filles, les trouvant trop méchantes entre elles. Oh, j’avais bien essayé, mais c’était peine perdue. Et puis, à 10 ans, je n’avais pas l’intention de parler de garçons et de maquillage. Je préférais me concentrer sur des choses plus intéressantes. Plusieurs petites filles étaient jalouses de moi, mais pourtant elles n’avaient pas à l’être. Si elles désiraient être en compagnie de garçons, elles n’avaient qu’à leur parler au lieu de les regarder de loin. Comment une jeune fille de 10 ans pourrait avoir le goût de commencer ces bêtises de relations de toute façon ?! Les autres filles pouvaient bien les garder, je m’en foutais littéralement. C’étaient mes amis, simplement.

La journée du 18 Octobre 1996 restera probablement marquée dans ma mémoire à tout jamais. C’est ce fameux jour que ma vie changea du tout au tout, qu’on me donne la preuve formelle que malgré tout l’amour qu’on peut vous porter, la maladie affaiblit ceux qui vous entourent, leur enlevant la force de combattre à vos côtés. Ma mère était pauvre, fatiguée et épuisée. Sa vie de tous les jours la tracassait continuellement et ma maladie ne faisait qu’empirer la situation. Elle passait son temps à prendre des gants avec moi, ne sachant jamais comment je réagirai. J’avais été diagnostiqué dès mon jeune âge comme étant bipolaire. Cette maladie affectait énormément cette mère célibataire. En fait, ma mère avait également ses problèmes puisqu’elle était profondément malade elle aussi et ne pouvait plus s’occuper de moi convenablement. Les coûts de nos médications étaient tellement couteaux qu’elle avait pris la décision d’arrête mes anti-dépresseur, ce qui eut comme effet d’aggraver ma maladie. Se rendant compte de son erreur qui était probablement fatale, elle commit l’action qu’elle regretta toute sa vie, mais que moi je perçu comme un grand signe de lâcheté et de faiblesse. C’est pourquoi elle me donna en adoption internationale. J’étais alors troublée, abandonnée par ma propre mère, seule au monde. C’est donc à ce moment précis que je dû me protéger pour ne pas souffrir et également que j’ai su que je ne pouvais compter que sur une seule personne tout au long de ma vie : moi-même.

CHAPITRE 2; UN NOUVEAU MONDE.
Ma maladie me suit alors que ma beauté commence déjà à faire des ravages. Ma vie complexe et débridée saura vous épater, j’en suis certaine. Difficile d’être bipolaire dans un monde de normalité et de luxure.

15 Décembre 1996 - Amérique
On criait mon nom, on s’exclamait, on se retenait pour ne pas pleurer. Moi de mon côté, les yeux ébahis par ces grandes personnes qui tendaient les bras vers moi et qui me serraient un peu trop fortement, je tentais de ne pas partir en courant. On venait de me trouver une nouvelle famille, dans un autre continent, un autre monde, une autre façon de vivre. Je devais tout recommencer à zéro, rebâtir une nouvelle vie, supposément remplie de promesses. Mes nouveaux parents se tenaient fiers et droits. Ils avaient enfin eu ce qu’ils espéraient depuis si longtemps, une fille. Je pourrai toujours dire que c’était les plus heureux parents du monde, ce qui n’est pas faux, mais ce serait répéter des histoires déjà écrites maintes et maintes fois. Alors, j’aime mieux dire qu’ils étaient simplement heureux et comblés. Je savais que mes parents n’avaient pas toujours eu la vie facile, mais franchement, j’avais toujours eu énormément d’admiration pour eux. Ils avaient eu longtemps un seul et même désire, celui d’avoir un enfant. Si seulement ils avaient su ce qui s’en venait, je crois qu’ils auraient rebroussé chemin. Ma maladie les a longtemps hanté et ils ont cherché de nombreux moyens pour me guérir, même s'ils ont divorcés par la suite. Cependant, ils ont dépensé tellement d’énergie là dedans qu’ils en ont oublié le reste de la famille. C’est pour cela que ma sœur m’en a toujours voulu. En somme, revenons à nos moutons. Voilà, mes parents désiraient avoir un enfant. Ils avaient essayés de nombreuses années mais cela n’avait donné aucun résultat. Je fus probablement le coup de pouce qu’il leur manquait pour procréer puisqu’après ma venue, mon frère vint et ensuite ma sœur. Bref, à cause de ce coup plutôt dur pour eux, plusieurs auraient probablement laissé tomber depuis longtemps. Mais pas mes parents ! Ils avaient une force et une dignité à couper le souffle. Même encore aujourd’hui, je me demande comment ils ont pu faire pour passer à travers autant d’épreuves. Quoi qu’il en soit, leur amour étant inconditionnel, ils n’avaient pas laissé tomber et j’étais arrivée, à bon port et en bonne santé.

24 Janvier 1998 - Amérique
« Sors de ma vie James ! »
« Combien de fois il va falloir que je te dise combien je suis désolé …? »
« Je ne veux plus en entendre parler. Prend tes choses et va-t-en ! »
« Et les enfants dans tout ça ? »
« Ils resteront avec moi. Je ne veux pas que tu t’approches d’eux. »


Ça y est. L’amour et les confiseries parties, la joie et l’amour enfuient, c’est tout ce qui restait du couple anciennement si amoureux. Comment de telles choses peuvent arriver ? Comme un couple pouvait en venir à se point, se détester et oublier que la séparation ne les concernait pas uniquement ? Mon père venait de franchir le seuil de la porte et jamais je n’aurai pu me douter que ce serait là la dernière fois que je le verrai. Il avait fait une bêtise, jamais il ne se le pardonnerait. Coucher avec sa secrétaire venait de lui coûter ce qu’il avait de plus précieux au monde, la garde de ses trois enfants. Je n’ai d’ailleurs jamais compris ce que mon père avait eu en tête ni même pourquoi il a par la suite coupé tout contact avec ma sœur ainsi que mon frère. C’était une bêtise, certes, mais la bêtise de mon père venait de nous coûter la présence d’un être important. Dans ma tête de petite fille, je croyais dure comme fer que ma mère pourrait lui pardonner et que tout puisse revenir comme avant. Une larme avait coulé sur mes joues, je m’en souviens comme si c’était hier. Je savais à ce moment précis, même si je me suis voilé la face durant de nombreuses années, que mon père était parti pour de bon. Il n’y avait rien à faire … Mais je savais aussi que c’était la meilleure des solutions pour ma mère qui n’aurait jamais réussit à vivre avec lui après ce qu’il avait fait. Et je savais aussi qu’elle pourrait enfin être heureuse et libérée, c’était tout ce qui m’importait.

« Je te déteste ! »

Comme la colère d’une enfant est incontrôlable, surtout pour moi lors de mes crises, ma mère ne tenta pas de me rattraper ce fameux jour. Bien que je m’ennuyais énormément de mon père, il continua à garder contact avec moi. Il connaissait les meilleurs spécialistes, selon lui. Ceux qui pourraient me guérir à tout jamais. Ce que je ne compris jamais c’est pourquoi il ne voulut plus rien savoir de ses deux autres enfants. Je tentai de nombreuses fois de lui en glisser un mot mais à chaque fois, il se retournait contre moi en me disant qu’il ne voulait plus en parler. Alors, je me taisais. Ce petit jeu a duré tout le temps de mon évolution jusqu’à ce que je comprenne que je n’avais plus besoin de lui. Rendue là, je coupa également les ponts avec lui. Quoi qu’il en soit, ma mère se retrouvait maintenant seule à élever 3 enfants, ce n’était pas de tout repos, j’en étais consciente, même à cet âge. Je donnai donc toute mon énergie à élever mon jeune frère et ma jeune sœur. Bien que je ne sois pas leur fille de sang, cette année remplie de surprises m’avait aidé à me rapprocher de ceux que j’appellerais toujours mes parents. Ils avaient donné leur énergie et leurs espoirs en moi et pour cela, je ne voulais pas les décevoir. Ce ne fût pas de tout repos puisque comme je ne contrôlais pas mes humeurs, je passai de la sœur aimante et aidante à la petite peste qui ne voulait rien savoir. Cependant, étant donné la situation, je crois que je faisais simplement de mon mieux.

4 Août 1999 - Amérique
[Une année avaient passé depuis que mon père avait quitté le domicile familiale. Une année durant laquelle la petite famille se consolida plus que jamais. Nous étions tellement proches, tissés serrés comme disait ma mère. En fait, je n’avais pas à me plaindre. C’était comme ça, simplement. Nous étions heureux et nous avions quelque chose que peu de personnes peuvent se vanter d’avoir : des personnes qui sont présents pour vous. Je n’oublierai jamais ces années qui sont probablement pour moi les plus heureuses années de ma vie. Mes crises commençaient à s’estomper et je voyais enfin la lumière au bout de mon tunnel. J’étais tellement proche de ma famille que s’en était presque étouffant. Malgré tout, je savais que cette chance ne passerait pas deux fois et que j’étais mieux de la saisir avant qu’elle s’enfuit. C’est durant cette année que ma mère fit la rencontre d’une nouvelle personne dans sa vie, Dwane. C’est justement un 4 Août qu’il rentra officiellement dans nos vies. Ce n’était pas une erreur de la part de ma mère, non. Elle était heureuse et ça se voyait de loin. J’étais contente pour elle car elle avait retrouvé foie en l’amour, ce que je ne croyais plus possible de sa part. C’était notre nouveau départ à nous, une nouvelle petite famille réunie … Cependant, comme les pensées d’un enfant ne sont parfois pas très réalistes vis-à-vis la situation vécue, je ne vis pas les souffrances que ma mère subissait de la part de ce nouveau père de famille. Quelques mois après son arrivé dans notre petite famille, je fis la découverte qui me tenu en horreur pour le restant de mes jours. Dwane, ce gentil père de famille venu nous sauver, n’était rien d’autre qu’un sale hypocrite, manipulateur et provocateur. Non, il ne violentait pas ma mère comme nous le voyons dans les films, de façon physique et évidente, mais bien de façon mentale. En effet, il s’attaquait au fragile état psychologique de ma mère en la traitant comme une moins que rien. Je dû donc grandir, malgré moi, dans un environnement familiale plutôt difficile puisque je devais subir les râlements de ce cher Dwane …

15 Janvier 2003 - Amérique
J’avais grandit depuis le temps. J’étais devenue une jeune femme en pleine capacité de ses moyens. Je voyais l’image que le miroir projetait et j’en étais plutôt fière. Sans arrogance, j’avais pris l’habitude de me faire siffler lorsque je marchais dans les rues. À l’école, je savais pertinemment ce que les autres pensaient de moi. J’usais alors de ce que le Bon Dieu m’avait donné pour me faire des amis ainsi que pour avoir des conquêtes. Je n’étais pas une Sainte, j’en suis consciente mais je tentais de comprendre à ma façon la vie. Je savais qui j’étais, contrairement à la majorité des autres filles de mon âge, ce qui devait probablement plaire aux garçons. Alors que certains se demandaient encore si elles devaient mettre des culottes éléphants ou des brésiliennes, moi j’avais fait mon choix depuis longtemps. Je savais ce que je voulais et je ne me cachais pas. La majorité des filles éprouvaient une haine inconditionnelle envers moi. Ce n’était pas tant le fait que je savais qui j’étais qui les perturbait, mais probablement le fait aussi que sans le vouloir profondément, je les éclipsais sur plusieurs points. Je n’aimais pas me retrouver en perpétuel conflit avec ces dernières mais comme la jalousie est un défaut très difficile à contrôler, je ne pouvais pas y faire grand-chose. C’est à cet époque que je compris que parfois on vous attribue des fautes sans même que vous ailliez levé le petit doigt … Comme ma maladie s’était estompée, je ressentais le doux sentiment d’être tout simplement normale.

Dans mon environnement familial, c’était devenu insupportable. La situation était si étouffante que je ressentais continuellement le besoin de m’évader. C’est à cette époque que je consomma mes premières substances illicites. Malgré le fait que ma maladie s’était estompée, la consommation de ses drogues dures et fortes me plongea dans un monde encore plus incontrôlable que par le passé. Inconsciemment ou consciemment, j’appris que l’amour et les relations de couple ne seraient probablement jamais faits pour moi. J’avais alors développé une sorte de peur des relations stables ce qui me faisait faire d’énormes bêtises. Un jour, lors de mes 15 ans, je décidai de moi-même que s’en était trop. Il fallait que je fasse quelque chose pour sortir ma mère de ce mauvais pas. J’avais abusé d’un peu trop de poudre blanche, mais ce fût pourtant la meilleure décision de ma vie. Cela me donna simplement le courage de faire ce que les autres étaient trop effrayés de faire. Décidée à en finir une bonne fois pour toute, je pris le téléphone et composa pour la seule fois de ma vie, le numéro de la police. Quelques minutes plus tard, elle débarqua chez moi et emmena Dwane dans un monde où nous n’existions plus. Nous étions enfin libérés…

31 Décembre 2007 - Amérique
« 3, 2, 1 … Bonne année ! »

Je venais tout juste d’avoir 18 ans et ceux étant déjà passé par là savent très bien que cela n’arrive qu’une fois dans une vie et que ça se fête. J’ai toujours aimé avoir ma fête en même temps que la nouvelle année. J’avais ainsi l’impression que le monde entier me fêtait. Ce n’était pas de l’égoïsme de ma part, ni même de l’égocentrique mais simplement ma façon de voir les choses dans une époque ou j’avais seulement conscience de ce qui se passait directement autour de moi. Je devenais alors une jeune femme forte et fière, encore plus qu’au Lycée. Les fêtes et la débauche étaient devenues des quotidiens pour moi. En vieillissant, j’étais devenu encore plus belle que jamais, je le savais. Comment je le savais ? Aux regards que les hommes portaient sur moi. Alors que les jeunes voyaient une beauté fatale inaccessible et que les vieux se retenaient pour ne pas me sauter dessus, ceux de mon âge avaient envie et désir sur leur visage. C’est aussi lors de cette fameuse fête du nouvel an que je rencontrai Aston, l’homme qui m’a brisé le cœur. Nous avons vécut un an de pur folie et de désir ardent, mais aussi un an de jalousie et de non confiance l’un envers l’autre. Lorsque nous n’étions alors que de simples amis, Aston s’était toujours montré comme charmant, quoi qu’un peu protecteur, mais simplement bien dans sa peau. Puis, lorsque nous avons commencé à être un couple officiel, il est alors devenu jaloux et idiot. La jalousie lui faisait faire des choses ridicules que je ne comprenais pas. Bien que je n’ai jamais réussit à lui avouer mon affection pour lui, il continuait de croire que je le trompais. C’est probablement ce qui arrive aux couples qui ne se font pas confiance. De plus, comme je n’ai jamais réussit à réellement éprouver de l’amour envers lui, notre relation battait de l’aile. Il faut dire que Dwane, l’ancien copain de ma mère, m’avait donné le parfait exemple de ce qu’était une relation de couple et je m’étais alors promis de ne jamais mettre mes sentiments en premier plan. Le fait que mes crises de bipolarité ne faisaient qu’augmenter n’aidait certainement pas. Aston ne me comprenait pas, il ne prenait pas la peine de m’écouter. Voilà pourquoi toute cette histoire s’est terminée de la façon dont elle devait se terminer. Voilà pourquoi je ne donne plus ma confiance et que je ne crois pas aux relations stables. J’ai dû longtemps me battre contre une force que je ne contrôlais pas, mais je m’assumais. À cause de ma dépendance aux substances, ma maladie s’est dégradée, devenant complètement incontrôlable. On me traitait de folle, on murmurait à mon passage. Malgré tout, je dois avouer que j’étais fière de ce statut de la folle du village.

CHAPITRE 3; UNE VIE, DEUX MONDES.
Aujourd’hui, je vis dans un monde de débauche et de luxure. Bien que ma vie semble avoir acquis un certain degré de normalité, j'aime me complaire dans la différence et la diversité. Mon but : profiter de chaque instant comme si c'était le dernir ..

Les années ont passé, ma vie a continué lentement son cours. Les relations d’un soir se sont enchaînées, je suis restée prise dans une sorte de spirale sans émotion ni même sans respect pour moi-même. J’étais une jeune étudiante dévergondée dont la réputation la précédait depuis longtemps. C’est à ce moment que j’ai décidé de m’éloigner de mon passé tumultueux et de tenter mon propre nouveau départ. Je fis donc mes valises, décidée à partir. Ma destination fût Dunedin, et plus précisément l’Université d’Otago, pour son charme et son sens de l’incognito. À cet endroit, je savais pertinemment que personne ne me reconnaîtrait. Bien entendu, je continue d’envoyer régulièrement des lettres et de l’argent à ma mère, comme je le peux. Je tente de guérir, tout en m’autodétruisant. Le résultat est plutôt effroyable, croyez moi …





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